Monde EuropeLe comparateur. La guerre en Iran secoue le marché de l'énergie et fait craindre une explosion des prix à la pompe. L'Europe centrale et orientale multiplie les mesures quand l'Ouest hésite, tirant les leçons des crises précédentes.Publié le 27/03/2026 à 07:30bookmarkLes prix à la pompe s'envolent à Cologne (Allemagne), le 16 mars 2026, et les autorités hésitent à prendre des mesures coûteuses.REUTERS"Ce n'est pas notre guerre, nous ne l'avons pas choisie", clament en chœur les dirigeants européens depuis le début des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. Une position qui ne place pas notre continent à l'abri des conséquences dramatiques de ce conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d'Ormuz. Les premiers effets se ressentent dans les stations-service, où les prix de l'essence s'envolent : en quelques semaines, ils ont augmenté de plus de 10 % en moyenne en Europe. Ce n'est qu'un début. La première crise pétrolière de 1973 avait poussé la France à se lancer dans l'énergie nucléaire, afin de réduire sa dépendance énergétique envers le Moyen-Orient. Aujourd'hui, les autorités françaises hésitent, inquiètes de mettre à mal les finances publiques et comptant sur l'engagement informel des distributeurs à plafonner les prix. Mais certains gouvernements européens, en particulier dans les pays d'Europe centrale et orientale, se précipitent pour limiter l'impact sur les automobilistes. Tour d'horizon.