Le nouveau plan stratégique sonne comme un coup de tonnerre. Le groupe réduit drastiquement ses capacités de production en Europe, n’hésitant pas à s’allier avec des constructeurs chinois.Stellantis compte réduire sa production en Europe, annonçant, ce jeudi qu’il partagerait son usine de Rennes (photo) avec des partenaires chinois. AFP/David MeyerC’est peu dire qu’il y avait de l’attente et de la tension. Antonio Filosa, le directeur général du géant automobile Stellantis, né de la fusion Fiat-Chrysler et PSA en 2021, a annoncé, ce jeudi après-midi à Auburn Hills, en banlieue de Détroit (nord des États-Unis), un « plan stratégique de 60 milliards d’euros pour accélérer (la) croissance et (la) rentabilité (du groupe) ».Un plan qui vise aussi (surtout ?) à… éteindre l’incendie, après plusieurs années de baisses de parts de marché, de déboires techniques avec les scandales du moteur PureTech et des airbags Takata et, finalement, des pertes de plus de 20 milliards d’euros pour l’exercice 2025.