Usine de Stellantis à Poissy (Yvelines), le 15 avril 2026. SIMON WOHLFAHRT / AFP
Stellantis a annoncé, jeudi 21 mai, un « plan stratégique de 60 milliards d’euros pour accélérer sa croissance et sa rentabilité » qui donne la priorité à quatre marques – Jeep, Ram, Peugeot et Fiat -, prévoit de réduire ses capacités de production en Europe et s’appuiera sur ses alliances avec les chinois Leapmotor et Dongfeng. Les marchés ont réagi avec la chute de plus de 6 % du cours de l’action dont la cotation a été brièvement suspendue dans la foulée.
Antonio Filosa, directeur général du constructeur italo-franco-américain, a expliqué dans un communiqué que ce plan d’investissements sur cinq ans vise à offrir « des prix abordables » et à rationaliser ses coûts, après des pertes colossales en 2025. Le groupe veut notamment réduire ses coûts annuels de 6 milliards d’euros d’ici à 2028 par rapport à 2025.
Il compte réduire les capacités annuelles de ses usines automobiles en Europe de « plus de 800 000 unités » d’ici à 2030. Soit une réduction de 20 %, les capacités européennes totales de Stellantis étant estimées à 4 millions d’unités, selon une source industrielle.
La réduction des capacités du groupe en Europe, où ses usines sont largement sous-employées, sera obtenue par « la reconversion de certains sites, comme à Poissy, en France, et le développement de partenariats, comme à Madrid et Saragosse, en Espagne, et à Rennes, en France, tout en veillant à préserver les emplois industriels ». Son objectif est de porter le taux d’utilisation de ses sites européens de 60 % à 80 % en 2030.










