Le groupe automobile Stellantis a conclu un protocole d’accord avec le chinois Dongfeng. Le but est de distribuer des voitures électriques de son partenaire asiatique historique en Europe et d’en produire dans son usine de La Janais, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), indique le constructeur automobile ce mercredi.C’est un nouveau volet de la stratégie de partenariats chinois du groupe italo-franco-américain, après un accord similaire conclu avec le jeune constructeur chinois Leapmotor. Ce dernier devrait fabriquer deux modèles de véhicules dans les usines espagnoles de Stellantis.« Stellantis et Dongfeng Group annoncent leur intention de créer une nouvelle coentreprise basée en Europe et pilotée par Stellantis », qui sera « responsable des ventes et de la distribution des véhicules de la marque premium Voyah de Dongfeng sur des marchés européens ciblés », a précisé le constructeur italo-franco-américain dans un communiqué. « Les partenaires envisagent également la localisation (…) de modèles de véhicules à énergies nouvelles (NEV) de Dongfeng dans l’usine de Rennes en France », a-t-il ajouté.« Les projets annoncés aujourd’hui donnent une nouvelle dimension à notre coopération récemment renforcée avec Dongfeng, au bénéfice des clients dans le monde entier », a déclaré Antonio Filosa, CEO de Stellantis. « Avec ce nouveau chapitre de notre collaboration, nous offrirons à nos clients un choix encore plus large de produits compétitifs et de prix attractifs, en combinant le meilleur de l’empreinte mondiale de Stellantis avec l’accès de Dongfeng à l’écosystème avancé des véhicules électriques en Chine. »À voir aussiDemandes d’embauchesStellantis a annoncé « son intention de vouloir partager le site de Rennes-La Janais avec le constructeur chinois Dongfeng sous la forme d’une joint-venture », c’est-à-dire une mutualisation des ressources, dont il resterait majoritaire à 51 %. Le but est d’assembler à l’avenir « un second véhicule de marque Voyah conjointement à la Citroën C5 Aircross », unique modèle actuellement construit sur le site de La Janais, a précisé la CGT, à l’issue d’un comité social et économique (CSE) extraordinaire.« Si ce projet se concrétise, il faut absolument que cela soit couplé avec un plan d’embauche massif et que rapidement les 700 contrats intérimaires soient transformés en contrats à durée indéterminée », poursuit le syndicat. Ce dernier demande que la création d’une coentreprise ne conduise pas « à une dégradation des conditions de travail et des salaires ni pour les salariés de Stellantis, ni pour les sous-traitants » et que les fournisseurs habituels continuent à être sollicités.Selon le syndicat CFTC, le véhicule chinois produit sera « 100 % électrique » et la direction table sur « un véhicule dans deux ans ». Parallèlement, l’usine de La Janais continuera de produire la Citroën C5 Aircross, selon la direction du site citée par le syndicat.« L’usine Stellantis de Rennes-La Janais franchit une nouvelle étape : elle accueillera prochainement la production d’un véhicule du constructeur chinois Dongfeng », a indiqué la CFDT de son côté, tout en réclamant également des « garanties solides pour les salariés du site et de la sous-traitance ».