Une table contemporaine emmenée par un duo plein d’idées et une osteria transalpine de bon goût… Voici deux restaurants parisiens à noter dans son carnet d’adresses.Occasion : créativité et sensibilitéOn entend souvent que si l’assiette file droit, le décor n’a que peu d’importance. Ce n’est pas tout à fait vrai et, surtout, quand les deux fonctionnent, c’est tellement satisfaisant ! Dernier né dans la catégorie « beau et bon », ce petit restaurant emmené par un duo de cheffes éprises de design et de jolis produits, Candice Brée et Margaux Baju.Dans un cadre résolument vintage, elles fagotent une cuisine contemporaine pertinente et affûtée en quatre ou cinq services. Leur ramen végétal, composé de tagliatelles de céleri, pleurotes grillés et cacahuètes, est l’un des plus jolis plats de ce début d’année. Même finesse pour les saint-jacques crues, tout juste titillées par une marmelade à la mandarine, ou la pièce de veau rosée, servie avec des endives crues et braisées et un jus au cédrat, entre acidité et amertume. L’engagement est aussi palpable que la sincérité et, forcément, le rapport qualité-prix au rendez-vous.Occasion. 13 rue Jacques-Louvel-Tessier, Paris (10e). Menus : 49 et 59 €.Da Lucrezia Osteria : panache transalpinNon, même si Paris en compte des dizaines très recommandables, vous ne nous verrez jamais râler à l’annonce d’une nouvelle table italienne… de qualité, cela s’entend. Tout à fait le cas de celle-ci, ouverte en lieu et place du Grand Venise, déjà, belle endormie du XVe arrondissement. Sous l’impulsion d’un nouveau propriétaire, la voilà qui retrouve de l’allant et un peu de modernité tout en conservant son caractère, entre chaises en bois gravées, banquettes confortables et luminaires Murano.Le fritto misto de lieu et encornet a, lui aussi, de l’énergie à revendre, généreusement servi, croustillant comme il faut et accompagné de pointes de mayonnaise citronnée. Vitello tonnato… dans le ton (pardon !), perlé d’un jus réduit de veau, pâtes en rotation – entre cacio e pepe bien relevées en poivre et flambées à la grappa ou girelle roulées, farcies au lapin – et tiramisu servi à la cuillère, pour terminer comme il se doit.Da Lucrezia Osteria. 171 rue de la Convention, Paris (15e. Carte : 40-60 €. Menu déjeuner : 29 €.Le shopping du goûtQui s’y frotte, s’y pique !Que ce soit pour en découvrir l’histoire, comprendre comment le cultiver ou, tout simplement, mieux le connaître – ses différentes variétés, leurs intensités, leurs spécificités – cet ouvrage s’impose comme la bible du piment. Anecdotes, fiches techniques et recettes y sont compilées. De quoi intéresser les spécialistes comme les amateurs. 100 piments à cultiver et à déguster, ça va piquer ! (Éd. Ulmer, 192 p., 22,90 €)TriangulationsEn plus de ses excellentes tables japonaises parisiennes, la famille Kunitoraya accueille un petit nouveau : un comptoir à onigiris, ces boulettes de riz traditionnelles à la forme triangulaire, enveloppées d’algue. 17 saveurs différentes au menu, entre viandes, poissons et propositions végétariennes. Mention spéciale à l’anguille ainsi qu’aux shiitakés, fondants à souhait. Bentos, udon et soupe miso complètent l’offre. D. R.Tora tora. 1 rue Villedo, Paris (1er). De 3,50 à 7 € pièce.