Sur les hauteurs de Saint Tropez, le joaillier parisien a dévoilé une collection de haute joaillerie qui alloue à la pierre précieuse le rôle de gardien de la mémoire. Une leçon de profondeur.Il est toujours troublant de constater que le style ou plutôt le gout Cartier est né à une époque – le début du XXe siècle - qui, plus qu’aucune autre et de manière plus pertinente, a questionné la nature du temps. Proust décrétait qu’une heure n’est pas une heure mais un vase rempli de parfums, de paysages, de souvenirs. Einstein nous apprenait que le temps, toujours relatif, est intrinsèquement lié à la lumière, à l’espace et à l’énergie qui le modifient. Louis Cartier, avec son tempérament de collectionneur érudit et son attrait pour l’histoire des formes, proposait des objets qui puisaient leur modernité dans les strates superposées d’un ou de plusieurs passés que le joaillier faisait empiéter sur le présent. Ces regards convergeaient vers une même certitude : le temps émerge d’une notion plus profonde : la relation causale qui produit une arborescence d’histoires. Et, par extension, offre la possibilité de créer une mémoire.La pierre dicte toujours le dessin chez Cartier à l’instar de ces cinq topazes impériales qui figurent les degrés d’un escalier sur lequel evolue le tigre du collier Haryma.
Cartier regarde la mémoire du monde
Sur les hauteurs de Saint Tropez, le joaillier parisien a dévoilé une collection de haute joaillerie qui alloue à la pierre précieuse le rôle de gardien de la mémoire. Une leçon de profondeur.













