Collier Bird on a Rock, de Tiffany & Co, inspiré d’un motif d’oiseau perché dessiné par Jean Schlumberger en 1961. TIFFANY & CO
La rentrée de la place Vendôme, à Paris, dégage un parfum de nouveauté particulièrement vintage. Cette saison, les joailliers les plus puissants et mondialisés réinterprètent les motifs d’un passé glorieux lancés par d’anciens directeurs artistiques mythifiés, tels que Frédéric Boucheron, Renée Puissant, Jean Schlumberger ou Pino Rabolini, comme on lustrerait l’argenterie de famille.
Tandis que la mode s’apprête à connaître un grand coup de frais en septembre et en octobre, après un mercato historique de designers, « la joaillerie regarde en arrière, résume Thomaï Serdari, la directrice du master “mode et luxe” de la Stern School of Business à l’université de New York (Etats-Unis). Après tout, puiser dans le patrimoine ne peut jamais faire de mal ».
Le temps semble ainsi moins à l’invention de designs contemporains électrisants, comme au tournant des années 2020, où le luxe jouissait d’une croissance étincelante et où les marques tentaient des formes rock (Jack de Boucheron, en 2019), à picots (Clash de Cartier, en 2019), cadenassées (Lock par Tiffany, en 2022). Dans le climat actuel, plus incertain, les bijoux multiplient les références visuelles à un patrimoine prestigieux.






