Collier Aquamarine Dream, Pomellato. POMELLATO
Spécialistes londoniens du diamant (Graff, David Morris), mastodontes locaux (Cartier, Chanel) ou indépendants asiatiques (Anna Hu, Serendipity) : Paris attire, durant la semaine de la haute couture, quantité de marques venant dévoiler leurs derniers crus de haute joaillerie. Mais cette saison, parmi la diversité de propositions exhibées du 7 au 10 juillet, les griffes italiennes sortent du lot.
De Repossi, maison turinoise qui perpétue un design sculptural, en lignes et spirales, à Damiani, fondée en 1924, qui déploie une collection en écho aux paysages sardes ou toscans, le spectre est large. Sans même parler de Dolce & Gabbana, qui présentera, le 13 juillet, à Rome, devant 450 de ses meilleurs clients, une collection qui promet baroque, racines antiques et folklore catholique.
A quoi tient le style par-delà les Alpes ? En joaillerie, il peut heurter le goût du puriste parisien. Les gemmes sont volumineuses et souvent taillées en cabochon ; les colliers s’affirment en volume ; l’allure est volontiers m’as-tu-vu. Reste que des nuances existent avec, historiquement, une opposition entre Rome et Milan, l’excessive et la bourgeoise.
Bulgari se veut, par exemple, la quintessence de la romanité. Après avoir inauguré, en mai, une collection pléthorique autour de compositions multicolores tapageuses, la maison de LVMH révèle quelques nouveautés en tourmaline. Outre que cette collection capsule permet d’apprécier la variété de teintes de la pierre (groseille, turquoise, citron vert), elle valorise les points forts de Bulgari : le tubogas (une maille d’or souple tubulaire), les cabochons bombés comme des confiseries, les clins d’œil à l’architecture (des tourmalines pain-de-sucre rappelant les dômes de la capitale).






