Jean Dinh Van dans son atelier de joaillerie, à Paris, en 1994. STÉPHANE CARDINALE/CORBIS VIA GETTY IMAGES
Il disait attendre des bijoux qu’ils soient « aussi nécessaires qu’une poignée de porte ». Imaginer des pièces précieuses, rigoureuses et frivoles, à partir de formes pures et d’archétypes de la vie de tous les jours : telle fut la recette de Jean Dinh Van (1927-2022), « artisan-créateur » comme il se présentait. A partir de 1965, ce diplômé de l’Ecole nationale des arts décoratifs aura introduit en France des bagues façon menottes, des pendentifs imitant des lames de rasoir ou des clés, des boucles en forme de punaises, des maillons oblongs comme des trombones.
A l’occasion du soixantième anniversaire de sa fondation, la marque à son nom replonge dans le patrimoine. Des rééditions et des déclinaisons de sa bague double Serrure des années 1970 et de son Pavé de 1969, un cube de métal évidé et troué sur chaque facette, imaginé en clin d’œil aux jets de pierre de Mai 68, arrivent en boutique en septembre et en octobre. Surtout, une exposition parisienne, sur entrée libre et gratuite, chez Christie’s, du 3 au 13 septembre, et un beau livre (Dinh Van. Sculpteur-joaillier, de Bérénice Geoffroy-Schneiter, Flammarion, 192 pages, 50 euros) permettent de (re) découvrir le parcours de Jean Dinh Van.






