Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Planète Planète Planète Le Programme des Nations unies pour l’environnement et l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction estiment qu’il faudrait consacrer, à l’échelle planétaire, 592 milliards de dollars par an à la transition énergétique du bâti. Article réservé aux abonnés Deux courbes résument à elles seules l’essoufflement de la décarbonation dans le secteur de la construction au niveau mondial, alors qu’il y aurait précisément urgence à l’accélérer. En bleu ciel, une droite grimpe régulièrement et sûrement : la trajectoire de décarbonation à suivre pour respecter l’accord de Paris de 2015, c’est-à-dire maintenir la hausse des températures moyennes du globe en dessous de 2 °C et, si possible, à 1,5 °C par rapport au début de l’ère préindustrielle, et atteindre le zéro émission nette en 2050. En bleu nuit, au bas du graphique, une ligne sinueuse, qui grimpe en 2019, avant d’infléchir aussi sec en 2020, pour ne plus décoller depuis : la trajectoire que suit actuellement l’humanité. Entre les deux, un fossé – un peu plus de 49 points en 2024 – qui, malgré les efforts réalisés, ne cesse de se creuser depuis dix ans, détaille Oliver Rapf, l’un des auteurs d’un rapport publié mardi 19 mai par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction (Global ABC), au moment où se tient le Forum mondial urbain à Bakou, en Azerbaïdjan. Il vous reste 78.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.