Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Conditions de travail Conditions de travail Conditions de travail Union-Indépendants et la CFDT réclament notamment aux plateformes le droit d’accéder aux détails de l’algorithme qui expliquent le mode de calcul de la rémunération des livreurs. Si ces éléments ne sont pas fournis d’ici six mois, les syndicats lanceront une action de groupe devant le tribunal judiciaire. Article réservé aux abonnés « J’ai été bloqué pendant deux mois suite à un selfie un peu dans le noir, on m’a dit que ce n’était pas moi. Ça m’a mis dans la misère », raconte Morgan Lempereur, 30 ans, livreur pour UberEats à Cambrai (Nord) depuis plusieurs années, lors d’un point presse organisé, lundi 18 mai, par le syndicat Union-Indépendants et sa maison mère, la CFDT. Carlo Armando, 36 ans, a connu la même mésaventure en 2022 chez Deliveroo, bloqué immédiatement pour un selfie, un outil qu’utilisent aléatoirement les plateformes de livraison pour vérifier que l’utilisateur du compte n’est pas différent de son propriétaire. Le 11 mai, Union-Indépendants et la CFDT ont adressé une mise en demeure à UberEats et Deliveroo concernant la multiplication des suspensions unilatérales et abusives de livreurs, et l’opacité persistante de leur algorithme. « C’est une action inédite, explique Céline Cotza, avocate de la CFDT, fondée sur deux demandes : le droit d’accéder aux preuves de la désactivation, et aux éléments de l’algorithme qui expliquent le mode de calcul de la rémunération. » Si ces éléments ne sont pas fournis aux syndicats d’ici six mois, ils lanceront une action de groupe devant le tribunal judiciaire. Il vous reste 76.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.