La bataille De Gaulle : l’âge de fer (d’Antonin Baudry), le sauvetage de 108 enfants juifs de Vénissieux (La troisième nuit, de Daniel Auteuil), l’Allemagne de Thomas Mann (Fatherland du Polonais Pawel Pawlikovski) et celle de Volker Schlondorff (Le Bois de Klara) , le régime de Vichy (Notre salut du Belge Emmanuel Marre), et, enfin, Moulin, de Laszlo Nemes : autant de films de la sélection officielle de ce 79e Festival de Cannes qui renvoient à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et à la notion d’engagement, de résistance et de résilience aussi.

Film très attendu, Moulin, réalisé par Laszlo Nemes (Grand Prix à Cannes en 2015 pour Le fils de Saul, sur un sonderkommando d’Auschwitz) reconstitue les dix derniers jours de la vie du chef de la Résistance, arrêté à Lyon en juin 1943, interrogé et torturé par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie, surnommé « Le boucher de Lyon ».

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À ce drame crépusculaire, il aurait fallu un minimum de contexte historique (avec des bancs-titres) pour éclairer le public et mieux mesurer les enjeux de cette confrontation entre le bourreau nazi et le résistant. Mais le cinéaste hongrois ne s’embarrasse pas de dates ni de références sur l’année 1943, décisive pour les Alliés, et se contente, en ouverture du film, d’images d’archives sur l’offensive allemande, la débâcle et le défilé des soldats de la Wehrmacht sur les Champs-Élysées, le 18 juin 1940. On enchaîne sur le parachutage de Moulin en France depuis Londres. Le général de Gaulle a donné pour mission au préfet d’unifier la Résistance afin de préparer le futur débarquement.