Dès le début de sa mission à Paris, la première ministre Christine Fréchette a baissé les attentes. Elle ne garantit pas d’accord d’ici la fin de son voyage et refuse de réitérer les objectifs de son prédécesseur, François Legault, de doubler, voire de tripler, les échanges commerciaux avec la France.« Je ne garantis pas d’annonce, mais je garantis qu’on va avancer », a affirmé la première ministre en mêlée de presse dimanche à la place du Québec à Paris, sous une pluie diluvienne.Comment évalue-t-elle alors le succès ou l’échec de sa mission ? « C’est avec l’avancement d’un certain nombre de partenariats, de projets, qu’on va pouvoir voir ça. Est-ce que ça va se conclure dès ces trois prochains jours, ou ce sera ultérieurement ? Je ne saurais le dire. Mais ce que je peux vous dire, c’est que chaque rencontre que l’on tient avec des Français, en sol québécois ou en sol français, ça contribue à resserrer nos partenariats et nos projets », a-t-elle expliqué.Le prédécesseur de Christine Fréchette, François Legault, disait vouloir doubler, voire tripler, les échanges entre le Québec et la France. La nouvelle première ministre est restée plus prudente.« Je ne veux pas me fixer de cible chiffrée à courte échéance. On veut rehausser nos relations commerciales, rehausser nos exportations, rehausser nos investissements de part et d’autre et travailler ensemble », a-t-elle affirmé.Les droits de douane américains continuent de faire mal à l’économie québécoise et canadienne. Dans ce contexte, le gouvernement du Québec souhaite que les entreprises diversifient leur marché. Christine Fréchette croit que ce message a été entendu.
Christine Fréchette baisse les attentes concernant sa mission à Paris
«Je ne garantis pas d’annonce, mais je garantis qu’on va avancer.»









