Aller au contenu principalNouveauEn dévoilant ses nouvelles mesures de soutien sur les carburants, ce jeudi, le Premier ministre a lancé au passage quelques idées prometteuses, sur le budget, notamment. L’édito d’Olivier Auguste, directeur adjoint des rédactions du Parisien - Aujourd’hui en France.Olivier Auguste, directeur adjoint des rédactions du Parisien - Aujourd’hui en France. Le Parisien DASi Sébastien Lecornu était journaliste, on lui aurait reproché d’avoir, ce jeudi, « tiré à la ligne » ou « étalé la pâte » : s’être montré inutilement long au regard du peu d’informations à donner. Mais ses communicants répliqueront qu’il fallait bien une heure et demie (et six ministres) pour faire de la « pédagogie » sur l’absence de mesure générale de soutien aux entreprises et aux ménages face à la flambée du prix des carburants. Pourtant, l’explication à cette sobriété — parfaitement raisonnable — tient en une phrase : « Il n’y a pas d’argent. »Dommage, car, dans le flot de paroles, les téléspectateurs ont peut-être raté trois idées prometteuses. D’abord, « pas de proposition de hausse d’impôt » dans les budgets 2027 de l’État et de la Sécu. Bonne nouvelle, même si l’engagement devra sortir intact du Parlement. Et même si les contorsions du ministre des Comptes publics sur les charges sociales laissent craindre une hausse du coût du travail dès juin. Le diable est dans les détails.Politique