Monde EuropeVu d'Europe. D'année en année, le pèlerinage vers la cité galicienne réunit des adeptes de plus en plus nombreux. Mais peut-on réellement parler de surtourisme ?Publié le 17/05/2026 à 11:30bookmarkRandonneurs sur le GR7 entre le Mont-Saint-Vincent et Russilly. Rencontre avec Michaella et Martin, des Allemands.PHOTOPQR/JOURNAL SAONE ET LOIRE/"L'autoroute de Compostelle". Voilà le surnom que certains journalistes et influenceurs ont attribué aux chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ces dernières années. Lors de la période estivale, de larges flots de randonneurs déferlent sur la capitale de la Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne. C'est là que se trouve leur graal : les pèlerins peuvent obtenir la Compostela, un précieux certificat attestant de leur périple, à condition d'avoir marché au moins 100 kilomètres jusqu'à la cathédrale. Plus de 530 000 marcheurs l'ont obtenu l'année dernière, soit deux fois plus qu'en 2015. Les Espagnols représentent évidemment le plus gros contingent de marcheurs (environ 43 % en 2025), suivis des Américains et des Italiens. Loin de l'image du pèlerinage solitaire, dédié à la quête spirituelle et à l'introspection, les chemins de Saint-Jacques sont donc devenus une destination touristique à part entière, au grand désarroi des riverains qui subissent la flambée des loyers et le remplacement des commerces de bouche par des boutiques de souvenirs.