Economie EntreprisesEconomie. A Brindisi, dans le sud de l'Italie, cette entreprise unique en son genre rénove de vieux wagons pour en faire des palaces roulants.Publié le 16/05/2026 à 08:00bookmarkBar Car du train La Dolce Vita Orient ExpressMr. TripperEnfants, certains passent des heures, penchés sur un circuit de train miniature, à bâtir ponts et tunnels, imaginer virages à sec et descentes ébouriffantes, des "tchou-tchou" pleins la bouche. Paolo Barletta n'est pas de ceux-là. Lui, ce fut Nintendo Switch et premiers émois sur Facebook. Une affaire de génération, sans doute. À 39 ans, ce Romain a pourtant bâti en dix ans l’un des plus grands groupes hôteliers italiens et, surtout, le leader mondial du transport ferroviaire de luxe. Palaces sur rails, cabines raffinées, lits king size, draps soyeux, verres soufflés de Murano, table digne d’un restaurant étoilé. Son entreprise, Arsenale, incarne l'ascension fulgurante d’un héritier audacieux, culot monstre, sourire ravageur, épaulé, il est vrai, par quelques parrains fortunés. Sur les 28 trains de luxe aujourd'hui en circulation dans le monde, il en contrôle déjà 11. Par "contrôle", le jeune patron italien précise qu’il les possède en propre, les a entièrement dessinés et les exploite, employant tout le personnel de bord, des cuisiniers aux conducteurs. Une intégration verticale totale, 100 % italienne, 100 % familiale. Le premier train, le Dolce Vita Orient Express, qui relie Rome à Istanbul en passant par Venise, Vienne, Timisoara ou Sofia, est complet jusqu'à la fin de l'année. Un trajet de 5 jours, à près de 20 000 euros la cabine de deux personnes. Discret sur les chiffres - aucun résultat financier ne filtre -, il assure avoir investi près de 700 millions d’euros en une décennie, prévoit d'en dépenser encore 500 dans les prochaines années et affirme être aujourd’hui à la tête d’un "actif" proche du milliard d’euros.