Emploi - Management ManagementLeadership et managementManagement. Faire des économies est un leitmotiv en entreprise. Mais jusqu’où peut-on réduire les dépenses jugées superflues sans se mettre l'open space à dos ?Publié le 12/05/2026 à 12:00bookmarkCertains coûts pourraient être évités mais il est parfois risqué d'y toucher tant ils sont des "totems" qui font partie intégrante de l’image de l’entreprise ou de leurs dirigeants.ShutterstockRéduire les dépenses. Traquer le gras. Bouter le superflu. Pratiquer les synergies utiles. Eviter les doublons. La chasse aux coûts dans l’entreprise est un sport qui se pratique au quotidien. La place de parking ou la voiture de fonction, autrefois marqueurs sociaux, sont oubliées à Paris, mais pourraient provoquer des crispations en région où le maillage des transports en commun est moins efficace. "Chez nous, il n’y a aucune voiture de fonction, même pour les commerciaux", indique Amélie Schieber, cofondatrice et dirigeante de Tiime, fintech spécialisée dans les outils de gestion financière et comptable pour les petites entreprises, qui compte quatre sites, à Paris, Epinal, Nancy et Metz. A-t-elle opté pour le "tout visio" ? "Nos bureaux sont proches des gares et nous favorisons la mobilité douce (vélo, trottinettes)", répond-elle. Les coûts des locaux ont été maîtrisés en amont par ces choix géographiques, en dépit d’une belle croissance puisque de six cofondateurs en 2015, l’entreprise compte aujourd’hui 300 salariés, et ces coûts s’inscrivent dans une politique globale : "on réinvestit tout, on ne récompense pas les actionnaires, le capital étant à 100 % détenu par le management", détaille Amélie Schieber. La QVT (qualité de vie au travail) au cœur de la stratégie de Tiime offre une liberté sur les horaires, pas de compteur des congés, de la flexibilité sur le télétravail. Mais aussi du café, des snacks et des fruits frais à disposition, ce qui représente une ardoise de 3 à 5 000 euros par mois. "Un jour, nous avons arrêté les fruits. Mais nous avons fait marche arrière", raconte la dirigeante. Une malencontreuse réduction de coûts ? "Il y avait des pertes", des fruits non consommés donc perdus, précise-t-elle. Devant la déception de ceux qui s’en trouvent privés, les fruits font leur retour.
"Désormais, c’est voyage en seconde classe" : comment réduire les coûts sans casser la culture d’entreprise ?
Faire des économies est un leitmotiv en entreprise. Mais jusqu’où peut-on réduire les dépenses jugées superflues sans se mettre l'open space à dos ?















