Yann Moix avait attaqué la société de production Hikari pour les images réalisées en Corée du Nord, aux côtés de Gérard Depardieu. Yann Moix soutenait que son voyage en Corée du Nord s’inscrivait dans le cadre d’un projet d’œuvre de fiction et que certaines images utilisées par Hikari lui appartenaient. Photo Behrouz Mehri / AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 16 mai 2026 à 10h44 Le tribunal correctionnel de Paris a débouté vendredi Yann Moix, qui poursuivait la société de production Hikari pour « abus de confiance » et « travail dissimulé », après la diffusion sur France Télévisions d’un reportage de Complément d’enquête dans lequel Gérard Depardieu sexualisait une enfant. La star déchue du cinéma français, qui reprochait initialement au groupe le montage d’un reportage où il multipliait les propos dégradants envers les femmes, s’était désistée, le 17 avril, de ses poursuites. De son côté, Yann Moix, présent aux côtés de Gérard Depardieu en Corée du Nord lors du tournage, avait maintenu sa plainte : l’écrivain soutenait que ce voyage s’inscrivait dans le cadre d’un projet d’œuvre de fiction et que certaines images utilisées par Hikari lui appartenaient. C’est une façon polie de dire que Yann Moix a menti depuis le début. Le producteur Anthony Dufour Le tribunal a toutefois estimé dans son jugement, consulté par l’AFP, que Yann Moix faisait « preuve de mauvaise foi » et qu’il n’était « pas propriétaire des images tournées par Hikari ». La justice a également précisé qu’« il n’y avait pas de relation de travail entre lui et cette société ». « C’est une façon polie de dire que Yann Moix a menti depuis le début », a réagi le producteur Anthony Dufour auprès de l’AFP. « Deux expertises judiciaires confirment que Gérard Depardieu sexualise une petite fille, ce qui est le coeur de l’histoire. Aujourd’hui, les mensonges périphériques se retrouvent démontés de la même manière », ajoute-t-il. Avant le désistement de Gérard Depardieu, son ancien avocat, Me Jérémie Assous, avait dénoncé un montage d’une « déloyauté absolue ». Il affirmait que les commentaires graveleux du comédien dans un haras nord-coréen, face à une fillette à cheval, concernaient en réalité une femme adulte non visible à l’écran et que ses propos s’inscrivaient dans un projet d’oeuvre de fiction de Yann Moix. Un reportage à l’écho considérable Me Jérémie Assous, qui reste l’avocat de l’écrivain, a indiqué à l’AFP que Yann Moix faisait « appel de l’ensemble des dispositions civiles ». Cela permettra, selon lui, à la cour d’appel « de juger le dossier avec des éléments et précisions non portés à la connaissance du tribunal ». Au total, l’écrivain réclamait plus de deux millions d’euros à la société Hikari et Anthony Dufour. Par ailleurs, la société de production, son patron et France Télévisions ont eux aussi été déboutés de leur demande de dommages et intérêts. Le tribunal a estimé que Yann Moix n’avait pas agi avec l’intention de nuire. Le reportage réalisé par Hikari et diffusé sur France Télévisions, intitulé La Chute de l’ogre, avait suscité un écho considérable. Outre la séquence du haras et les nombreux propos sexistes de Gérard Depardieu, la comédienne Charlotte Arnould y réitérait ses accusations de viol datant de 2018, tandis que d’autres femmes y témoignaient d’agressions sexuelles. À lire aussi : “Complément d’enquête” sur Gérard Depardieu : ce que montrent vraiment les rushes (on les a vus) Télévision Justice Complément d'enquête Gérard Depardieu Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner