Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Le film de Vincent Garenq s’attache à retracer, le plus fidèlement possible, la série de mensonges et de manquements qui ont conduit à la mort, en octobre 2020, du professeur d’histoire-géographie. Article réservé aux abonnés SÉLECTION OFFICIELLE – HORS COMPÉTITION L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, enseignant d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), est assassiné à l’arme blanche puis décapité, à la sortie de son établissement, par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d’origine tchétchène. Il sera tué par la police peu après l’attentat. La mort de l’enseignant vient allonger la longue liste des quelque 300 victimes d’attentats islamistes menés en quarante ans sur le sol français, inaugurée par le Hezbollah en 1985. Vincent Garenq, le réalisateur de L’Abandon, propose une chronique documentée des onze jours qui ont séparé l’assassinat de Samuel Paty et le moment où il a montré, en classe de 4e, dans le cadre d’un programme d’enseignement moral et civique, deux caricatures de Mahomet tirées du journal Charlie Hebdo (dont la rédaction fut elle-même victime d’un attentat islamiste, le 7 janvier 2015). Fasciné par les faits divers, Vincent Garenq s’est, en quelque sorte, spécialisé dans ce genre rodé qu’est le film-dossier, reconstitution fictionnelle minimaliste et scrupuleusement documentée d’un événement plus ou moins scandaleux ou tragique, tiré de la réalité. Il aura signé à ce titre Présumé coupable (2011), sur l’affaire d’Outreau, L’Enquête (2015), sur l’affaire Clearstream, Au nom de ma fille (2016), sur l’affaire Dieter Krombach. Il vous reste 74.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.