Dans une rue de Nairobi, au Kenya, le 4 mars 2025. ANDREW KASUKU/AP

Le monde fait-il face à une épidémie globale d’obésité ? Une étude publiée mercredi 13 mai dans la revue Nature invite à nuancer ce constat. Le travail conduit par le NCD Risk Factor, un réseau international de recherche sur les maladies non transmissibles, a analysé les données de 200 pays sur la période 1980-2024. Les résultats montrent que dans la plupart des pays riches (incluant une partie des pays d’Europe, dont la France, et même les Etats-Unis ou certains pays du Moyen-Orient), l’évolution de l’obésité a atteint un plateau, voire reflue, tandis qu’elle continue de progresser rapidement dans les pays à faibles niveaux de revenus.

Au vu de ces résultats, issus de l’étude la plus complète menée à ce jour sur l’évolution de l’obésité, à laquelle ont contribué plus de 1 900 chercheurs, le qualificatif d’« épidémie globale » apparaît trop simpliste. « Les évolutions sont très variées, résume Majid Ezzati, professeur de santé environnementale à l’Imperial College, qui a supervisé ces travaux. Le message positif est que l’augmentation de l’obésité n’est pas inévitable. La mauvaise nouvelle, c’est que la stabilisation n’est pas inévitable non plus » – car elle nécessite des actions fortes de prévention.