L
e président américain a une nouvelle fois menacé ses partenaires internationaux, annonçant des « droits de douane substantiels » et des restrictions à l’exportation contre tout pays qui oserait introduire une taxe numérique ou appliquer ses propres règles à l’encontre des entreprises technologiques américaines.
Emmanuel Macron a averti que ces menaces de Donald Trump seraient assimilables à de la « coercition » et que les Européens y répondraient avec une position « inflexible ». Ce qui avait été présenté en Ecosse comme un « accord » entre Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n’a donc jamais été qu’une trêve fragile, d’ores et déjà rompue.
Derrière l’annonce de Donald Trump se cache une alliance contre-nature entre le pouvoir politique américain et les géants mondiaux de la technologie, des entreprises qui n’ont aucune envie de se conformer aux règles de l’Union européenne (UE) ou à toute autre réglementation. Presque toutes originaires des Etats-Unis, ces sociétés se montrent généreuses pendant les campagnes politiques, et encore plus généreuses après. A la suite de sa promesse d’investir près de 100 milliards de dollars (85,8 milliards d’euros) dans l’industrie américaine, Tim Cook, le PDG d’Apple, a ainsi offert à Trump une plaque en verre « Made in USA » sur un socle en or 24 carats – un cadeau plus adapté à un pharaon qu’à un dirigeant démocratique.









