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l était temps d’ôter le mot « risque » quand était évoquée la question de la famine dans la bande de Gaza. Vendredi 22 août, quatre organismes des Nations Unies – l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Programme alimentaire mondial (PAM) – ont confirmé que la famine était présente dans l’enclave.
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Ce mot désigne un état de pénurie alimentaire grave, dans lequel toute ou une grande partie de la population se trouve durablement privée de nourriture, entraînant la mort. Son constat suppose le franchissement de trois seuils critiques : privation alimentaire extrême, malnutrition aiguë et mortalité.
Gaza ville et ses environs sont aujourd’hui touchés et la situation devrait s’étendre, dans les prochaines semaines, à Deir Al-Balah et Khan Younès. Alors qu’un « risque » de famine est évoqué depuis la fin de l’année 2023 et que les alertes sont récurrentes depuis lors, les conclusions de l’IPC [Integrated Food Security Phase Classification] – un outil de référence indépendant utilisé par les agences onusiennes et les ONG pour surveiller les situations de malnutrition – officialisent une situation qui résulte d’actes graves observés depuis de nombreux mois.
















