Des enfants lors d’une distribution de nourriture à Khan Younès, le 22 juillet 2025. - / AFP
C’est une première au Moyen-Orient. L’ONU a officiellement déclaré vendredi 22 août la famine dans le gouvernorat de la ville de Gaza, où 500 000 personnes « sont confrontées à des conditions catastrophiques caractérisées par la famine, le dénuement et la mort », selon ses experts, à l’heure où Israël menace de détruire la plus grande ville du territoire palestinien ravagé par la guerre.
Les organisations humanitaires et les experts en sécurité alimentaire avertissent depuis des mois que Gaza est au bord de la famine, mais c’est la première confirmation officielle. Après des mois de mise en garde, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), un organisme indépendant développé par l’ONU et des ONG, basé à Rome, a confirmé qu’une famine était en cours dans le gouvernorat de la ville de Gaza, situé dans le centre-nord de l’enclave. Celui-ci est composé de la ville de Gaza et d’autres localités environnantes.
Selon l’IPC, entre mi-août et fin septembre, la situation devrait encore s’aggraver, la famine s’étendant à Deir el-Balah et Khan Younès. Les conditions dans le nord de la bande de Gaza sont aussi graves, voire pires que dans le gouvernorat de la ville de Gaza, mais le manque de données empêche le classement de cette zone dans l’état de famine, selon l’IPC. Quant à la province de Rafah, à la suite des évacuations, elle n’est pas assez peuplée pour produire une analyse.












