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ous écrivons pour exprimer notre vive inquiétude concernant la famine qui se propage à Gaza et le projet du gouvernement israélien de concentrer des civils dans une prétendue « ville humanitaire ». En tant qu’êtres humains, économistes et scientifiques, nous appelons à un arrêt immédiat de toute politique qui intensifie la famine généralisée.

Il est évident que le Hamas doit être tenu pour responsable des atrocités du 7-Octobre et de la détention d’otages. Cependant, cela n’absout en rien le gouvernement israélien, qui contrôle le flux et la distribution de l’aide, de ses responsabilités.

Ces dernières semaines, le Programme alimentaire mondial de l’ONU [Organisation des Nations unies] a averti que près d’un tiers des 2,1 millions d’habitants de l’enclave avaient passé plusieurs jours sans nourriture. La faim généralisée est attestée par l’insuffisance des livraisons d’aide, par les témoignages directs de Gazaouis et par l’envolée des prix alimentaires. Non seulement l’ONU, mais aussi le marché, signalent la famine : les prix des produits alimentaires de base à Gaza sont désormais dix fois plus élevés qu’il y a seulement trois mois.

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