Un champ inondé près de Kiskra, dans la province du Lac, au Tchad, le 19 juin 2025. JORIS BOLOMEY

Magritte aurait sans doute aimé peindre ce portail en fer qui, trônant au milieu de l’eau, rappelle la porte entrouverte sur l’océan représentée dans sa Victoire. Pour Mahamat Mbomi, c’est une défaite. Ce paysage onirique représente l’anéantissement d’années de travail et l’engloutissement de ses économies. « Le sorgho, la pastèque, le melon… Tout est perdu », se morfond le propriétaire des lieux. L’enclos et le portail devaient tenir les animaux à l’écart de ses cultures. Il était loin de se douter que l’envahisseur serait liquide.

Lire le décryptage |

Article réservé à nos abonnés

Boko Haram, menace persistante sur les rives du lac Tchad