Un repenti de Boko Haram à Bol, chef-lieu de la province du Lac, au Tchad, le 20 juin 2025. JORIS BOLOMEY

« Aujourd’hui maman est morte », annonce d’une voix grave Abba Ali Abakura, 57 ans, chef du canton de Kiskra, sur les rives du lac Tchad, vaste étendue marécageuse où se rejoignent les frontières camerounaise, nigérienne, nigériane et tchadienne. Le voile blanc du deuil accentue son port altier malgré la honte qui l’envahit. « La famille ne viendra pas présenter ses condoléances car je n’ai rien à offrir à manger, explique-t-il en traçant des arabesques dans le sable. C’est le comble du déshonneur dans notre culture. »

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Boko Haram, menace persistante sur les rives du lac Tchad