Des oiseaux près de Trignac, le 26 juillet 2025. DAMIEN MEYER / AFP

Repêchés dans un marais verdoyant devenu mortel, des centaines de cadavres d’oiseaux sont entassés dans des poubelles. Ils ont été fauchés par l’épizootie de botulisme aviaire qui touche plusieurs zones humides de Loire-Atlantique, après un début d’été combinant fortes chaleurs et vagues de sécheresse. « Au mois de juillet, on devrait avoir des oiseaux qui volent, qui chantent. Là, c’est le silence, c’est mortifère », décrit Frédéric Richeux, président de l’Union des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière.

En bottes ou en cuissardes, les mains soigneusement gantées bien que la souche aviaire du botulisme ne soit pas transmissible à l’homme, quelque 150 chasseurs et pêcheurs bénévoles ont sillonné le marais de Brière, samedi 26 juillet. Par petits groupes, ils débarquent des chalands, comptabilisant les oiseaux collectés avant de verser les cadavres dans des bacs. « Quelles que soient les espèces qu’on retrouve, c’est un crève-cœur. Ce marais, qui est notre coin de paradis, on l’aura transformé en véritable enfer », lâche Frédéric Richeux.

Au total, quelque 600 cadavres, dont beaucoup de canards colverts, ont été ramassés, samedi, dans ce marais. Jeudi, plus de 3 000 cadavres d’oiseaux victimes du botulisme aviaire avaient déjà été rassemblés en Loire-Atlantique, notamment dans le marais de Brière et sur le lac de Grand-Lieu, au sud-ouest de Nantes, selon la préfecture du département.