Le président russe, Vladimir Poutine, accompagné du ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors de sa rencontre avec Abbas Araghtchi, le ministre iranien des affaires étrangères, au Kremlin, à Moscou, le 23 juin 2025. ALEXANDER KAZAKOV/AFP

Alors que s’est ouvert, mardi 24 juin, le sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à La Haye (Pays-Bas), le Kremlin se retrouve dans un rôle qu’il déteste, celui de spectateur. Son porte-parole, Dmitri Peskov, a dénoncé la « militarisation effrénée » de l’Alliance, réduite, selon lui, à présenter la Russie en « démon de l’enfer » pour justifier les hausses de dépenses militaires. « C’est une alliance créée pour la confrontation. Ce n’est pas un instrument de paix et de stabilité », a-t-il fulminé, lors d’un point de presse, mardi 24 juin, critiquant l’objectif des Etats membres de l’OTAN de consacrer 5 % de leur produit intérieur brut à la défense, comme l’exige Donald Trump. Dans son avion le menant vers La Haye, le président américain n’a pas répondu aux critiques russes sur l’OTAN. Loin des louanges passées de son « ami » Vladimir Poutine, il s’est au contraire moqué du président russe. « Comme vous le savez, Vladimir m’a appelé », a-t-il confié dans l’avion. « Il m’a demandé s’il pouvait nous aider avec l’Iran. J’ai répondu : “Non, je n’ai pas besoin d’aide sur l’Iran. J’ai besoin d’aide avec vous-même.” »