Noémie Kohler (au centre), sa mère Mireille Kohler et son père Pascal Kohler lors d’un rassemblement pour marquer les trois ans de détention de leur sœur et fille Cécile Kohler, et de son compagnon Jacques Paris en Iran, à Paris le 7 mai 2025. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Ce samedi 14 juin, Noémie Kohler s’est réveillée la peur au ventre. Affolée, elle scrute, depuis son appartement lyonnais, la géographie des frappes israéliennes sur l’Iran que rapportent les médias français. L’une d’elles a eu lieu à 2 kilomètres de la prison d’Evin, à Téhéran, où sa sœur, Cécile Kohler, est détenue en otage avec son compagnon, Jacques Paris. L’armée israélienne bombarde la République islamique depuis maintenant près de quarante-huit heures, sans discontinuer, avec l’objectif revendiqué de rayer de la carte les infrastructures nucléaires du régime. Mais, jour après jour, les bombes israéliennes se rapprochent aussi des lieux symboliques du pouvoir, détruisent des immeubles de quartiers résidentiels et touchent des civils. « On est terrifiés », raconte Noémie Kohler, jointe par téléphone.

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