Portraits de Cécile Kohler et de Jacques Paris installés sur les grilles du Palais-Bourbon, à Paris, en mai 2025. ABDUL SABOOR/REUTERS

Pour l’Iran, le dépôt d’une plainte par la France devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour la détention de deux ressortissants français est « une forme d’instrumentalisation d’une institution juridique et judiciaire », a déclaré, lundi 26 mai, Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne. L’Iran « se défendra », a-t-il ajouté, qualifiant cette démarche d’« inutile ».

Au moment du dépôt de la plainte, le 16 mai, Diégo Colas, directeur des affaires juridiques du ministère des affaires étrangères, avait déclaré que la France entendait « répondre par le droit » à « la diplomatie des otages » iranienne. « Nous estimons que, dans le cadre de sa politique d’otages, l’Iran a commis des manquements graves et répétés à la convention de Vienne sur les relations consulaires », a déclaré Diégo Colas.

Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, que les autorités françaises qualifient d’« otages d’Etat », ont été arrêtés en mai 2022 pour « espionnage » et sont emprisonnés depuis à la prison d’Evin de Téhéran. Le 7 mai, marquant la troisième année de leur détention, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait rappelé que, du point de vue de la France, « ils ont été arrêtés sans fondement ».