Un rassemblement de soutien aux otages français Olivier Grondeau (libéré depuis en mars), Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran, à Paris, le 1er février 2025. SEBASTIEN DUPUY/AFP
Il est près de midi, à Téhéran, le 23 juin, quand Cécile Kohler entend une première détonation. Retentit le bruit d’une deuxième puis d’une troisième. Les murs de la minuscule cellule de la prison d’Evin, où la professeure de lettres vit enfermée depuis trois ans, tremblent. A quelques mètres, dans le département des hommes, Jacques Paris, son compagnon de 72 ans arrêté comme elle en mai 2022, s’affole du sort de ses codétenus blessés par des éclats d’obus et de verre.
Puis c’est la cohue, l’affolement. Les geôliers regroupent les prisonniers politiques de la section 209, les attachent deux par deux et orchestrent leur transfert vers le centre pénitentiaire de Téhéran-Bozorg, dans le sud de la capitale, alors que les bombes israéliennes continuent de tomber sur la ville. « J’ai cru mourir », racontera Cécile Kohler au chargé d’affaires de l’ambassade de France en Iran lors d’une visite consulaire accordée une semaine plus tard, le 1er juillet. Depuis les frappes israéliennes, leur lieu réel de détention est inconnu.






