Devant le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 5 mars 2019. JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP
Toute sa vie, Michaël Chiolo a tenté de donner une forme à sa colère. Une colère ancienne, dont on avait deviné les causes, mardi 17 juin, lorsque trois membres de sa famille – sa mère, son père et son frère – sont venus raconter son enfance devant la cour d’assises spéciale de Paris. Tous l’ont rejeté, renié à la barre. Pas un n’a pu dire un mot tendre sur l’enfant qu’il fut avant de s’engager dans la voie du djihad, sur ce « fils du diable », comme l’a appelé sa mère en procédure.
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