Le secrétaire à l’organisation du Parti socialiste ouvrier espagnol, Santos Cerdan, assiste à une session plénière à la Chambre basse espagnole, le Congrès des députés, à Madrid, le 21 novembre 2024. OSCAR DEL POZO / AFP
Nouveau coup dur pour le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. Le numéro trois du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Santos Cerdan, a annoncé, jeudi 12 juin, sa démission après sa mise en cause dans une affaire de corruption présumée qui empoisonne depuis des mois le chef du gouvernement.
Un rapport de police « révèle l’existence d’indices concordants concernant la possible participation » du secrétaire de l’organisation du PSOE, le député Santos Cerdan, présumé « complice avec l’ex-ministre José Luis Abalos et avec Koldo Garcia Izaguirre dans l’attribution indue d’un contrat public » pour laquelle il aurait touché de l’argent, a estimé, jeudi, un juge du Tribunal suprême.
Chargé d’une enquête pour corruption liée à l’achat d’équipements de santé pendant la pandémie due au Covid-19 et visant notamment l’ancien bras droit du premier ministre socialiste José Luis Abalos, ce magistrat se penche aussi sur de possibles attributions arrangées de marchés publics.
Accueilli aux cris de « Démission, démission ! » par les députés de l’opposition jeudi matin, Santos Cerdan a annoncé dans l’après-midi renoncer à son poste d’élu, comme à sa fonction au sein du PSOE, dont le numéro un est le premier ministre, Pedro Sanchez.











