L’avocat Harry Durimel (à droite) et un militant portant une pancarte « Non au poison chlordécone » manifestent à l’arrivée de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, aux Abymes, à la Guadeloupe, le 18 novembre 2007. DOMINIQUE CHOMEREAU-LAMOTTE / AP
Le Sénat a adopté à la quasi-unanimité, jeudi 12 juin, une proposition de loi visant à reconnaître la « part de responsabilité » de l’Etat dans le scandale du chlordécone aux Antilles. Même s’il faudra un nouvel examen des députés sur ce texte, il semble désormais en mesure d’aboutir, alors que de nombreuses initiatives parallèles avaient avorté ces dernières années.
Le texte du député (Parti socialiste, Guadeloupe) Elie Califer fait désormais reconnaître à l’Etat français « sa part de responsabilité dans les préjudices sanitaires, moraux, écologiques et économiques » causés par ce pesticide. Interdit en France en 1990, il a continué à être autorisé dans les bananeraies de la Guadeloupe et de la Martinique jusqu’en 1993 par dérogation ministérielle, malgré des alertes de l’OMS sur sa dangerosité. Plus de 90 % de la population adulte des deux îles est contaminée, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui a conclu en juillet 2021 à une relation causale probable entre chlordécone et risque de cancer de la prostate.






