Sandrine Josso, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 8 juillet 2024. LAFARGUE RAPHAEL/ABACA
Une prise de conscience
Dans son rapport sur la soumission chimique, remis au gouvernement le 12 mai et coécrit avec la sénatrice Véronique Guillotin (Parti radical), la députée Sandrine Josso (MoDem) presse l’exécutif de mener une campagne de sensibilisation nationale et annuelle sur le sujet, et de faire élaborer « un référentiel par la Haute Autorité de santé » sur l’accompagnement des victimes. Elle-même y a été confrontée : en 2023, la députée accusait publiquement le sénateur Joël Guerriau (Horizons) de l’avoir droguée à son insu.
Cet événement et ce travail ont fait l’effet d’une déflagration dans sa vie : « J’ai pris conscience de l’enfer des violences sexuelles faites aux femmes. Beaucoup d’entre elles, dont des députées, m’ont confié qu’elles n’auraient pas pu en parler, raconte-t-elle. Je trouve cela terrible. Pour moi, il était naturel de le faire ; je suis câblée pour dire les choses. » Son objectif : libérer les femmes du silence et de la culpabilité.
Une promesse fondatrice






