La dalle Vautour, où les avions du centre d’experimentation du Pacifique étaient nettoyés, après avoir fait des prélèvements dans les nuages atomiques, sur l’atoll de Hao, en Polynésie française, le 21 mai 2023. VAIKEHU SHAN / HANS LUCAS POUR « LE MONDE » / VAIKEHU SHAN / HANS LUCAS POUR �
La reconnaissance du fait nucléaire en Polynésie franchit un nouveau pas. Adopté à l’unanimité – moins l’abstention du Rassemblement national, par refus de toute « repentance » –, le 10 juin, le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les essais nucléaires français dans le Pacifique a été rendu public mardi 17 juin.
De 1966 à 1996, la France a procédé à 193 essais, dont 46 atmosphériques, sous l’égide du centre d’expérimentation du Pacifique (CEP). Ces campagnes ont permis de doter le pays de l’arme suprême qu’est la bombe atomique. Mais ce, au prix d’une déstructuration profonde de la société polynésienne, ainsi que de conséquences sanitaires et environnementales majeures. « Les autorités ont estimé que la nécessité de préserver l’apparence de tirs sans risque et parfaitement maîtrisés devait prévaloir sur la protection sanitaire des populations en cas de retombées radioactives supérieures aux prévisions », rappelle le rapport.






