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a mémoire de la Nouvelle-Calédonie s’inscrit au cœur de l’histoire coloniale française, dont le souvenir et les effets d’héritage pèsent encore très lourd aujourd’hui. Le président Macron, ses plus durables ministres des outre-mer, Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, trop jeunes pour se souvenir des événements de 1984-1988, ont pensé pouvoir faire fi de ce passé qu’ils estimaient totalement révolu. Les débats menés à l’Assemblée nationale sur le dégel du corps électoral provincial ont parfaitement illustré le déni de l’histoire au nom de la démocratie, de l’universalisme et du refus de considérer la Nouvelle-Calédonie comme un pays inscrit sur la liste des territoires à décoloniser, et non comme une province française. Déni encore illustré par le rapporteur de la loi, le député (Ensemble pour la République) néo-calédonien Nicolas Metzdorf, qui, tout en clamant l’ancienneté de sa famille en Nouvelle-Calédonie sur six générations, a du mal à assumer ses origines au croisement des « grandes familles » de colons qui ont dominé le pays jusqu’en 1946.
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Nouvelle-Calédonie : retour sur un an de crise politique






