Des débris causés par le cyclone Chido de décembre 2024 jonchaient encore le sol de Mayotte, à Mamoudzou, le 20 avril 2025 à la veille de la visite du président français, Emmanuel Macron. ALEXIS DUCLOS / AP
Le volet le plus sensible du projet de loi pour la « refondation » de Mayotte, cinq mois après le passage dévastateur du cyclone Chido, a été approuvé, mardi 20 mai, par le Sénat. Les sénateurs ont voté plusieurs mesures gouvernementales visant à lutter contre l’immigration irrégulière dans le 101e département français, le plus pauvre d’entre eux.
« La lutte contre l’immigration clandestine doit être une priorité. C’est une réalité du territoire, et vous ne trouverez aucun Mahorais pour le contester », a lancé, devant les sénateurs, le ministre des outre-mer, Manuel Valls.
Depuis des années, le territoire ultramarin fait face à l’afflux massif d’immigrés clandestins venus notamment des Comores voisines. Une enquête de l’Insee menée en 2016 estimait que « près de la moitié des habitants » de Mayotte étaient des étrangers, et que la moitié d’entre eux étaient alors en situation irrégulière.
Le gouvernement a intégré de nombreuses mesures, souvent dérogatoires et spécifiques à Mayotte, dans le projet de loi-programme pour « refonder » l’archipel. Toutes ont été adoptées par les sénateurs, dominés par une alliance droite centristes, malgré l’hostilité de l’ensemble de la gauche.






