Vue sur le bidonville de Kawéni, du quartier de Bandrajou, à Mayotte, le 19 décembre 2024. MORGAN FACHE/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »
Sept mois après le passage dévastateur de Chido, le Parlement a définitivement adopté, jeudi 10 juillet, le projet de loi pour « refonder » Mayotte, département le plus pauvre de France confronté avant même le cyclone à d’immenses défis. Un ultime vote favorable du Sénat, à 228 voix contre 16, a permis à ce texte d’aboutir. Il doit désormais être promulgué par le président de la République.
Ce texte constituera « une étape vers une meilleure protection des Mahorais, vers l’égalité réelle, vers un développement concret et puissant du territoire au service de la population », a salué le ministre des outre-mer, Manuel Valls.
Cette « loi-programme » décline notamment 4 milliards d’euros d’investissements publics sur six ans et inscrit pour la première fois dans la loi la convergence sociale, c’est-à-dire l’alignement des droits sociaux avec les montants de l’Hexagone, à l’horizon 2031. A Mayotte, 77 % de la population vit sous le seuil de pauvreté national, et le RSA, par exemple, y est encore deux fois plus bas.
Dernier texte de loi à passer au Parlement avant la pause estivale, il vient clore une session parlementaire extraordinaire assez fructueuse pour le gouvernement, qui aura réussi à faire aboutir plusieurs textes malgré son absence de majorité à l’Assemblée nationale.






