Quatre fois depuis sa rupture avec Jérôme Tonneau, en février 2019, Nathalie Debaillie avait alerté la police du harcèlement et des menaces qu’elle subissait de la part de son ancien compagnon. Trois mains courantes et une plainte déposées dans le même commissariat de Lille par cette femme de 47 ans sont restées sans suite.
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La famille de Nathalie Debaillie, tuée en 2019 par son compagnon, a assigné l’Etat pour « faute lourde » : « Elle a fait confiance aux services de police jusqu’au dernier moment »
Le 27 mai 2019, Nathalie Debaillie était enlevée par des hommes de main sur son lieu de travail, emmenée au domicile de son ancien compagnon et égorgée par ce dernier. Jérôme Tonneau a été condamné en 2024 à trente ans de réclusion criminelle. Mais l’inaction des services de police aussi a été fatale à Nathalie Debaillie, a reconnu la justice mercredi 4 juin, en condamnant l’Etat pour faute lourde. Il y a bien eu, à ses yeux, « un dysfonctionnement traduisant l’inaptitude du service public de la justice à remplir la mission qui lui était confiée ».






