Ce fut est l’un des premiers féminicides parmi les 118 recensés par le ministère de l’intérieur en 2022. L’ancien policier Arnaud Bonnefoy a été condamné, dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 septembre, à vingt-deux ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris, pour avoir tué par strangulation sa compagne, Amanda Glain, qui voulait le quitter.
Durant le procès, « j’ai été honnête », a déclaré Arnaud Bonnefoy avant que le jury ne délibère. « C’est un acte que je regretterai toute ma vie et qui est impardonnable. Mais j’ai dit la vérité sur cette affaire », a-t-il ajouté.
L’ex-gardien de la paix, aujourd’hui âgé de 33 ans, qui encourait la réclusion criminelle à perpétuité pour ce meurtre, a expliqué par sa « jalousie maladive », « tyrannique », « morbide » autant qu’« infondée », un acte « monstrueux », exercé avec « une violence, une force terrible ».
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L’étranglement est « le geste le plus mortifère de tous », « il a fini par le reconnaître très clairement », a affirmé, après l’annonce du verdict, le président de la cour, Marc Sommerer, qui a insisté sur les « conséquences dramatiquement irrévocables » du geste, « la mort d’une jeune femme de 28 ans ».






