Lors d’un rassemblement pour rendre hommage à Tatiana Mevel, à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine), le 11 août 2025. JULIETTE ORIOT / « LE TELEGRAMME »/MAXPPP
Comme un tiers des victimes de féminicides, elle avait alerté les autorités. Tatiana Mevel, une femme tuée par son ancien conjoint de 38 ans dans la nuit de vendredi à samedi 9 août à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine), avait porté plainte contre son ancien concubin, a fait savoir le procureur de la République de Saint-Malo. Après l’assassinat de son ex-compagne, l’homme avait pris la fuite avant d’être abattu par un gendarme.
« La victime de l’assassinat avait déposé plainte à deux reprises contre son ancien concubin », selon le communiqué du procureur. Une première fois à la mi-juillet pour dire qu’il « lui envoyait de nombreux messages, tentait de la joindre fréquemment par téléphone et se présentait régulièrement à son domicile » après leur séparation ; une seconde fois le 2 août car elle « suspectait son ancien concubin d’avoir dégradé son véhicule », toujours selon le communiqué du procureur.
Dans sa première plainte, Tatiana Mevel « affirmait ne jamais avoir été victime de violences physiques, verbale ou sexuelle ni de menace de mort de la part de l’intéressé ».






