La cour d’assises de la Moselle a condamné, vendredi 6 juin, Maroof Easakhail à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne enceinte, Anita Gashi, dans l’incendie volontaire de leur appartement en juin 2022.
La cour l’a jugé coupable de meurtre sur conjoint et retenu l’intention de donner la mort, que l’Afghan de 33 ans avait tenté de nier lors de son procès.
La peine, inférieure aux réquisitions de l’avocat général, Cédric Lausmone, qui avait demandé trente ans de réclusion, est assortie d’une période de sûreté de douze ans et demi, et d’une interdiction de détenir une arme pendant quinze ans.
Enceinte de cinq mois, Anita Gashi, grièvement brûlée, a perdu le fœtus qu’elle portait le lendemain du drame. Brûlée à plus de 90 % au troisième degré, elle est morte des suites de ses blessures un mois après les faits. Elle n’a jamais pu être entendue.
Lire aussi l’enquête : Féminicides : mécanique d’un crime annoncé







