L’avocat des plaignants, Thibault de Montbrial, s’adresse à la presse avant le procès en appel des attentats de Magnanville, devant la Cour d’appel de Paris, le 26 mai 2025. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

La cour d’assises spéciale de Paris a confirmé, samedi 21 juin, en appel la condamnation de Mohamed Lamine Aberouz à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de vingt-deux ans pour complicité dans l’assassinat d’un couple de policiers à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, le 13 juin 2016.

La cour a reconnu le Franco-Marocain de 31 ans coupable de tous les chefs d’accusation qui le visaient, soit complicité d’assassinat d’une personne dépositaire de l’autorité publique, complicité de séquestration d’un mineur de moins de 15 ans et association de malfaiteurs terroriste.

Ses avocats, Vincent Brengarth et Nino Arnaud, ont annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) le pourvoi de leur client en cassation. « Il n’y avait en réalité aucune marge de manœuvre. C’est en matière antiterroriste le doute qui profite à l’accusation et non à l’accusé. La juridiction a pris la décision d’ajouter un deuxième homme dans un agissement solitaire », ont réagi les avocats de la défense.