Le tribunal de Cambrai a condamné mardi un homme à une peine d’emprisonnement pour harcèlement ayant conduit au suicide une jeune femme de 21 ans, des faits pour lesquels les condamnations restent rares en France, a-t-on appris auprès du parquet.

Lire aussi l’enquête :

Article réservé à nos abonnés

« Elle était déjà morte à l’intérieur » : les suicides forcés, la face cachée des féminicides

Dans ce dossier, deux hommes ayant entretenu une relation avec Marina F., qui s’est pendue le 7 février 2024, étaient jugés pour diffusion d’images à caractère sexuel sans l’accord de la personne, et pour harcèlement d’un conjoint ou ex-conjoint l’ayant conduite au suicide. Ce second délit a été reconnu en France en 2020 dans la foulée du Grenelle des violences conjugales, mais les condamnations restent rares. Déclaré coupable de ce délit, Jean-François I., 37 ans, a été condamné à vingt-quatre mois de prison, dont douze avec sursis simple, a rapporté à l’AFP la procureure de Cambrai, Ingrid Görgen.