Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz (au centre), à la Grande Mosquée de Paris, le 5 mai 2025. BERTRAND GUAY/AFP

C’est un crime « raciste » avec une « dimension terroriste », selon les mots du ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau. Dans la soirée du samedi 31 mai, Hichem Miraoui, coiffeur tunisien âgé de 46 ans, a été tué par balles à Puget-sur-Argens (Var) par Christophe B., son voisin de 53 ans, qui a revendiqué son acte dans plusieurs vidéos publiées sur Facebook. Des messages dans lesquels il appelle « les putain de Français de mes deux, là » à se « réveiller » et à dire « stop, stop aux islamiques de mes deux ». « Sortez vos couilles, allez les chercher là où ils sont », ajoute-t-il. Christophe B. vise ainsi ceux qu’il appelle les « bicots », les « sans-papiers », les « gauchos », et demande à l’Etat, qui « n’est pas capable de nous protéger, de les renvoyer chez eux ». Le Parquet national antiterroriste a été saisi. Un fait inédit pour un homicide inspiré par des idées d’ultradroite.

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