Marche blanche, à Marseille, en hommage à Hichem Miraoui, le 8 juin 2025. CHRISTOPHE SIMON / AFP
Quelque 450 personnes ont participé silencieusement à une marche blanche organisée dimanche 8 juin, dans la matinée à Marseille, en hommage à Hichem Miraoui, quadragénaire tunisien tué dans le Var le 31 mai par un voisin français, un crime qualifié de terroriste et raciste par la justice.
Des proches de la victime, tout comme l’un de ses voisins, de nationalité turque, blessé par balles par l’assaillant à Puget-sur-Argens (Var) et qui portait un bandage à la main droite, ont défilé derrière une banderole « le racisme a de nouveau tué. Justice pour Hichem ».
Les participants à la marche ont observé une minute de silence avant de scander : « Justice pour Hichem ! ». « C’est ignoble ce qu’ils ont fait, ce qu’il a commis. On demande justice », a expliqué, Mouna Miraoui, cousine de la victime, retenant difficilement ses larmes. « Ce n’est pas parce qu’on n’a pas la même nationalité ou la même religion qu’on doit détester quelqu’un ou se permettre de le tuer. C’est un être humain qu’on a tué. Qui était en plus très bien intégré là-bas, a-t-elle poursuivi. Il était généreux, il aidait tout le monde, il avait la joie de vivre. Le soir du crime, il était avec sa mère au téléphone. Ses derniers mots, c’était “aïe” », a-t-elle déploré.







