Gabriel Attal, alors premier ministre, à l’Elysée, le 16 juillet 2024. STEPHANIE LECOCQ / REUTERS
Sortie indemne d’un parcours législatif très chaotique, la proposition de loi de Gabriel Attal pour durcir la justice des mineurs a été définitivement adoptée, lundi 19 mai, au Parlement, après un ultime vote du Sénat, en attendant l’avis du Conseil constitutionnel sur plusieurs mesures contestées.
« Restaurer l’autorité » de la justice, « responsabiliser » les parents et « juger plus vite » les mineurs délinquants récidivistes : l’initiative de l’ancien premier ministre s’articule autour de ces trois promesses, formulées après les émeutes de l’été de 2023, impliquant de nombreux jeunes.
Près de deux ans plus tard, celui qui a pris la tête du parti présidentiel Renaissance est parvenu à faire aboutir son initiative, avec 223 sénateurs pour et 112 contre, lors de ce dernier vote qui ne faisait guère de doute dans un hémicycle dominé par une alliance droite-centristes qui soutient globalement le texte. L’Assemblée avait approuvé la proposition de loi à l’identique mardi 13 mai, par 341 voix pour et 187 contre.
Dans les deux chambres, l’ensemble de la gauche s’est opposée au texte, s’indignant à l’unisson des professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de mesures qui remettent en cause selon elle le principe même de la justice des mineurs : primauté de l’éducation sur la répression.






