L’écrivaine Constance Joly, à Paris, en 2021. CÉLINE NIESZAWER/LEEXTRA VIA OPALE.PHOTO

« Reverdir », de Constance Joly, Flammarion, 240 p., 19 €, numérique, 14 €.

L’anglais, qui a des expressions pour tout, appelle « late bloomer » – à floraison tardive – une personne dont le talent se révèle après sa prime jeunesse. C’est ainsi qu’a été présentée Constance Joly quand elle a publié son premier roman, Le matin est un tigre (Flammarion, 2019), l’année de ses 50 ans – elle qui a passé sa vie dans les livres, faisant éclore ceux des autres en tant qu’éditrice, puis agente. Le bouleversant Over the Rainbow (Flammarion, 2021) a suivi deux ans plus tard.

L’écrivaine rappelle cette désignation de « late bloomer » au détour d’un chapitre de Reverdir, son nouveau roman. Un texte d’inspiration autobiographique, nourri d’images efflorescentes, de discrètes métaphores champêtres et de comparaisons empruntant aux éléments naturels, divisé en trois parties respectivement nommées « Feuilles », « Fleurs » et « Racines », et irrigué par la lecture de La Vie des plantes. Une métaphysique du mélange, du philosophe italien Emanuele Coccia (Rivages, 2016).

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