Jocotan, Guatemala (2015). ALEX WEBB/MAGNUM PHOTOS FOR SAVE THE CHILDREN.
« Les Vulnérables » (The Vulnerables), de Sigrid Nunez, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Mathilde Bach, Stock, « La cosmopolite », 264 p., 21,90 €, numérique 16 €.
En ces jours indécis du printemps de 2020 où prend forme son nouveau roman, Sigrid Nunez vient d’emménager chez une amie d’amie dans un vaste appartement de Manhattan. Elle doit garder le perroquet de cette personne, un mini-ara d’un vert éclatant avec deux taches écarlates sur les épaules, genre épaulettes, un perroquet de luxe, avec une chambre aux murs couverts de fresques tropicales pour lui tout seul. Une chambre remplie de jouets pour perroquets, un petit chariot pour faire ses courses de perroquet, des petits ballons pour rebondir à leur rythme, un minibowling, un arbre spécial où se percher, un tambourin minuscule. Hum.
On sait que Sigrid Nunez est coutumière des rencontres inopinées avec des animaux. L’Ami (Stock, 2019) mettait en scène une narratrice confrontée à un chien, Apollon, immense danois hérité d’un ami suicidé. Les Vulnérables amène l’autrice à s’occuper d’un oiseau hypersensible. Bird-sitter, donc.
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